| Statistiques | Nous avons 54 membres enregistrés L’utilisateur enregistré le plus récent est Lavande
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| | Fado pour une sirène - par Silence | Mar 02 Sep 2008, 13:09 par Les Guetteurs |
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| Fillette d'Or - Une poésimage de Maria | Mer 27 Aoû 2008, 11:45 par Les Guetteurs |
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| Réveil d'une icône - par Kodama | Ven 22 Aoû 2008, 15:11 par Les Guetteurs |
Réveil d'une icône
Un poème de Kodama
Elle est revenue
Et j'entends son rêve
Vague promesse
En elle tout respire
Et le sang sur son visage
Et la glace sur mes yeux
Ravivent tout
Mais au-delà règne
L'interdit
Le désir de la voir naitre
Tous les matins
Comme à son premier jour
Parfumée de pierres brûlantes
Une seule nuit secrètement
Qu'elle m'offre sans partage
Le temps de se connaitre
Davantage
Et je garde et la regarde
Jusqu'à épuisement
Elle vivante et moi vide
Invisible
Rayons des prêts et
Des rendus
Rayons tout court
Une femme s'en va
Et m'ignore à jamais
Libre à nouveau comme
Un passage vers l'éternité
Pardon pardon les oiseaux
Un soir d'été pour rien
Une dernière prière
Puis la lumière
Tout reste parfait
Il fera beau demain
Et rien n'est perdu
*
Le bruit d'une sandale sur une dune de sel
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| Bôgosse - par Sernard | Mar 19 Aoû 2008, 11:13 par Les Guetteurs |
Bôgosse
Un poème de Sernard
Je sais que tu les mates,
D’un œil acidulé,
Ces supports à cravates,
Qui passent à la télé,
Moi j’suis d’jean et tee-shirt
Au moins neuf jours sur sept,
Comment veux-tu que j’heurte
Les rois de la compète,
J’suis désolé, ma belle,
Je sais ç’que t’aim’rait voir,
Mais c’est pas mon miroir.
Ces images qui t’appellent.
J’ai montré ç’que j’ai pu,
T’as vu ç’que t’as voulu,
C’est dommage si t’es triste,
C’était pas sur ma liste.
Je sais que tu en baves,
Des envies de princesses,
Au costard qui s’entrave,
En te tendant la laisse.
J’suis pas un révolté,
Faut pas que tu te vexes,
Quand même la liberté,
Chez moi c’est un réflexe.
J’suis désolé, baby,
Je sais que t’aim’rait bien
Que j’ressemble à un chien,
Dormant au pied du lit.
J’ai montré sans cacher,
T’as vu ç’que tu voulais,
C’est dommage si t’es triste,
C’était pas sur ma liste.
Je sais que tu rêvasses
Sur un nuage tout blanc,
Quand elles brillent les godasses,
De tes princes charmants,
C’est vrai que mes baskets,
Sont un peu déchirées,
Mais les pieds d’un poète,
Ont besoin d’respirer.
J’suis désolé, ma biche,
Je sais que tu fantasmes,
Et croyant à l’orgasme,
Tu voudrais que je triche.
J’ai montré sans mentir,
T’as pas vu, fallait dire,
C’est dommage si t’es triste,
C’était pas sur ma liste.
*
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| Sur ma peau - par Condor | Mer 13 Aoû 2008, 18:18 par Les Guetteurs |
Sur ma peau
Un poème de Condor
Sur ma peau
Elle a ceint ses bras qui jouent
Elle a mis ses seins
Elle a mis sa joue
Elle a mis sa peau
Sur mon cœur
Elle a mis ses cheveux longs
Qui caressent mon bonheur
Et magnifient les silences
De nos corps allongés dans la pure indolence
Du grand salon
Sous mon être
Elle a voulu glisser la fraîcheur de ses membres
Elle a caché la clef de ma chambre
Elle a choisi d’arrêter le temps
De me prendre en nouvel amant
Et de renaître
Oubliant les anciens maris
Les larmes taries
Elle a dit qu'il est temps qu'on allume un grand feu
Avec les souvenirs anciens que l’on regrette un peu
Avec les vies vécues qui ne reviendront plus
Avec les vieux sonnets que personne n’a lus
Et les photos jaunies qui meurent au salon
Où mon corps allongé nage en ses cheveux blonds.
*
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| Le Kemberg est orange - par Fë | Lun 04 Aoû 2008, 21:15 par Les Guetteurs |
Le Kemberg est orange
Un poème de Fë
Le Kemberg est orange
Et les guêpes crèvent toujours sous mes fenêtres
Les chaises sont vides, le chat les évite
Depuis que je ne les regarde plus
Quid novi sub sole ?
Rien,
Les carcasses fondent.
Je sors, le Kemberg est orange.
Ça commence
Par un oisillon sans portance
Par les guêpes crevées
Et puis par les mouches
Qui sculptent une biche
Chair
Aux yeux exorbités
Ça commence
Quand on demande à la pluie
De se taire
Et au sang de ne pas sécher.
C'est peut-être la guerre
C'est peut-être le manque
C'est peut-être l'ennui
C'est peut-être tout ce qui
Tue
Digitaline, mon coeur
Ne bat plus que pour les sourds
Et la mort aux doigts roses
Lèche l'air du sentier
Le Kemberg est une menace
Chaude
Le Kemberg est orange
L'air ne sera jamais plus
Eolien
Et je voudrais creuser un silence
Bleu
Silence, j'ai dit
Silence !
Peste,
Silence.
En attendant l'orage.
*
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| Homme oublié - par Lucaerne | Mer 30 Juil 2008, 13:50 par Les Guetteurs |
Homme oublié
Un poème de Lucaerne
C’est aux Baumettes, au sud de la cité
Des hommes se demandent, résignés
Ce qu’ils vont faire de leur journée
Dure question quand on est enfermé
Un cœur de prisonnier
ça pulse comme un autre
Déni de vie, déni d’existence
Ici, seuls les plus forts mènent la danse
Plongée au cœur de la plus redoutable violence
Celle de derrière les murs, en silence
Un corps de prisonnier
ça souffre comme un autre
Chacun d’entre eux, ou presque, a commis un délit
Du plus grand au plus petit
La société se protège, elle punit, elle bannit
Une mère qui entasse là et oublie ses petits
Une âme de prisonnier
ça doute comme une autre
Tous ces hommes seuls face à ce qu’ils affrontent
Pourtant, dans une vie, chaque détail compte
Mais nous n’éprouvons aucune honte
Nous nous retranchons derrière nos archontes
Une vie de prisonnier
ça pèse comme une autre
Puis, un jour, l’un d’eux disparaît
Souffle oublié et yeux voilés
Alors une étincelle naît
Au cœur de ceux qui l’ont aimé
La mort d’un prisonnier
se pleure comme une autre
*
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| Le ciel - par Maxy-mome | Mar 15 Juil 2008, 14:33 par Les Guetteurs |
Le ciel
Un poème de Maxy-mome
J’ai regardé le ciel et n’ai vu que du vide
L’immensité sans fin et les trous noirs avides
Les âges ont disparu dans la farce du temps
Les espèces ont vécu et périrent à l’instant.
Sur un tas de cailloux nos années misérables
Imbus de conscience d’une vie improbable
Des êtres infimes gavés de religion
Compteurs de leur destin ultimes papillons
J’ai regardé le ciel l’espoir m’est revenu
Conquérir les étoiles et accéder aux nues
Puisque l’homme est conscient l’espérance subsiste
Les enfants des enfants suivent la bonne piste
La Terre est un relais dont le ciel est la voie
D’une engeance inspirée animée d’une foi
Salvatrice de l’Homme insolite accident
Envahisseur du ciel de l’espace et du temps.
*
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| Comme j'ai hâte que cette journée passe vite... - par Sahel | Ven 04 Juil 2008, 10:21 par Les Guetteurs |
Comme j'ai hâte que cette journée passe vite...
Un texte de Sahel
..............................Le trajet.
..............................Les maisons filent, le temps passe, les arbres se transforment en nuages verdoyants...
..............................Mes mains immobiles s'ennuient maintenant.
..............................J'ose à peine regarder cette vieille dame souriante.
..............................Mon arrêt.
..............................Je me lève mais la p'tite vieille m'interrompt :
..............................« Vous aviez quelque chose à me demander n'est-ce pas ? »
..............................Je me rassieds...
..............................Silence...
..............................
..............................« Vous n'y arrivez pas ? me dit-elle.
..............................– Non.
..............................– Que vous faudrait-il ?
..............................– Du temps.
..............................– Et encore ?
..............................– Elle.
..............................– Alors, allez-y me répond-elle gentiment.
..............................– Je ne peux pas...
..............................– Vous avez le temps. Un sourire discret s'esquisse sur son visage.
..............................– Oui mais je suis loin de chez elle, et je ne suis plus chez moi...
..............................Je regarde par la vitre givré du matin.
..............................Je tourne la tête, le bus est toujours vide.
..............................Le chauffeur me regarde bizarrement.
..............................Point.
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| Et je rêve d'un soir... - par Borte | Mar 01 Juil 2008, 14:43 par Les Guetteurs |
Et je rêve d'un soir...
Un poème de Borte
Et la baignoire
Et je rêve d'un soir
Où tout sauf nous serait noir
D'un baiser dans la nuit noire
Yeux bandés
Tu me mènerais
Là où je ne sais
Seule aller
Limites sensorielles
Abîme substantiel
Aller à cet infini
Sans peur de cet inconnu
Que je sens et je frémis
A l'idée de nos âmes à nues
Nos corps simple reflet
De nos plus intimes secrets
Nos silences
Nos absences
Nos vies en substance
Nos éclats, nos stances
Me coucher auprès de toi
Comme une soeur auprès de son frère
Et faire de nous des rois,
Des reines loin du paraître
Etre nous, à nous
Sans concessions
Oser le plus profond
Quitte à plonger dans l'abîme sans fond
De la tendre passion
*
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